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Les 10 meilleurs ailiers forts NBA du moment

Rédigé le 04/12/2018
Blockorama

Le poste d’ailier fort redeviendrait-il à la mode cette saison ? Les deux derniers joueurs du mois annoncés sont des postes 4, et leur importance dans le jeu de leur équipe grandit. Parfois simples scoreurs, on voit une nouvelle génération arriver avec une mentalité défensive que l’on discernait peu ces dernières décennies à ce poste. Voici notre ranking temporel concernant les meilleurs power forwards actuels.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs.
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés.
  3. Les résultats collectifs sur la période.
  4. Pas de Hype.
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe.
  6. Les stats individuelles sur la période.
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

Les autres Rankings sont ici

10. Dario Saric – Minnesota Timberwolves (7-3)

10.4 pts à 43.7%, 5.2 rbds, 1 passe & 0.6 int en 22.1 mins

Taj Gibson – Minnesota Timberwolves (7-3)

9.9 pts à 53.5 %, 6.5 rbds, 1.7 passe & 0.8 int en 24 mins

Arrivé dans le trade qui envoya Jimmy Butler à Philadelphie, Dario Saric fait le bonheur de Minnesota. Alors qu’il commence maintenant ses matchs sur le banc, il forme avec Taj Gibson l’un des meilleurs duos d’ailiers forts de la ligue. Complémentaires, les deux donnent le tournis à leurs adversaires, car si le Croate a toujours été influent en attaque, l’ex-Bull l’est lui en défense sans oublier de mettre ses points. Le poste 4 des Wolves a souvent été décrié ces dernières saisons, aujourd’hui il est décisif dans les bons résultats actuels de l’équipe de Tom Thibodeau.

9. Aaron Gordon – Orlando Magic (5-5)

15.9 pts à 51.8 %, 6.1 rbds, 2.7 passes, 1.2 int & 1 ct en 31 mins

« Cela m’a pris beaucoup de temps pour m’apercevoir qu’en fait il faut faire des écrans de retard dans cette ligue, ce qui semble stupide. J’ai toujours cru que je pouvais sauter et avoir le rebond. », voilà ce que déclarait Aaron Gordon après avoir capté 16 rebonds lors de l’ouverture de la saison face au Heat. Depuis, l’ex-star de High School est revenu dans ses standards et ne se préoccupe guère de cet aspect clé du jeu. Peu importe pourrait-on dire, le Magic réalise un début de saison surprenant, toutefois, Steve Clifford va avoir besoin des rebonds de sa star dans quelques mois quand les matchs vont compter, pour ne pas partir en vacances anticipées une fois de plus. C’est bien de marquer 31 pts aux Knicks, mais terminer avec un seul rebond alors que l’on possède de telles qualités athlétiques, c’est scandaleux… voire ridicule ! Bon, par contre, le Wildcat connaît parfois des éclats de lumière défensifs qu’il ne faut pas occulter, comme nous le rappelait Guillaume dans ces excellents « Instants scouting ».

8. Kyle Kuzma – Los Angeles Lakers (7-3)

14.2 pts à 45.7 %, 5.9 rbds, 3 passes & 0.6 int en 29.6 mins

Démarrant les matchs sur le banc en début de saison, Kyle Kuzma est désormais titulaire pour les Lakers. Scoreur capable de proposer le spacing tant apprécié de LeBron James (mais aussi Lonzo Ball), il ne veut plus être catalogué de la sorte : « Il ne laisse personne dire qu’il est juste un scoreur. Je pense qu’il veut plus que ça. Il continue à progresser, non seulement offensivement mais défensivement aussi. Il joue un basket global solide. » déclarait James il y a quelques jours. Le vingt-septième choix de la draft 2017 est quelqu’un qui se fixe des objectifs, et on est loin d’un joueur qui nous rappelait Jason Caffey pour ses talents de « trou noir » l’an passé. « J’ai progressé à chaque match. Je fais l’effort. Je veux juste être un joueur complet et tous les grands joueurs jouent des deux côtés du terrain. ».

7. Jaren Jackson Jr. – Memphis Grizzlies (6-4)

16.8 pts à 59.3 %, 4 rbds, 1.3 passe, 0.9 int & 2.3 cts en 26.4 mins

Jaren Jackson Jr. n’en finit plus de surprendre. Reconnu pour ses qualités défensives au moment de la draft, c’est désormais offensivement que l’ancien pensionnaire de Michigan State s’affirme. Mike Conley disait de lui après avoir dominé les Nets avec 36 pts « Il a un gros cœur man. Il a le gène pour mettre des gros shoots dans les grands moments. Man, il est fait pour ça. Les shoots qu’il a mis c’étaient des shoots que les jeunes joueurs ne tentent pas. » ; Guillaume en a même fait un « Instant Scoutint ». Néanmoins, le fils de l’ancien champion NBA (avec les Spurs en 1999) n’en a pas oublié de défendre. Les Knicks en ont fait les frais il y a peu avec pas moins de 7 tirs détournés par le rookie des Grizzlies, après la rencontre, son coach, JB Bickerstaff déclarait « Il a été monstrueux en défense. Tous les shoots qu’il a contrés, les shoots qu’il a changés. Ils ont mis des joueurs petits en face de lui, et il est quand même resté devant eux en défense et a fini par un contre. » ; une fois de plus, Guillaume nous en a fait un « Instant Scouting » (oui, je suis fan !). Le joueur, lui reste concentré et a partagé avec les médias le secret, quelque peu intrigant, de son timing au contre « Il faut juste être au bon endroit et avoir un bon timing. Pour cette histoire de timing, je m’entraîne beaucoup. Je suis plutôt bon là-dessus grâce à NBA 2K. Je ne rigole pas ! ».

6. Pascal Siakam – Toronto Raptors (8-2)

15.8 pts à 63.2 %, 6.3 rbds, 3.5 passes & 1 int en 32.6 mins

« Ce gars a le moteur pour jouer en NBA et je le savais. Sa tête et son cœur sont au bon endroit en plus. Il n’y a aucune limite pour lui. », tel est le compliment fait par Dwane Casey à Pascal Siakam. L’ancien coach des Raptors a toujours cru en son poulain au point d’être heureux de voir comment il est devenu une pièce importante du dispositif de Nick Nurse pour sa troisième saison professionnelle. S’il se concentrait sur les tâches défensives depuis ses débuts dans la ligue, il n’est plus en reste en attaque à présent. Fin novembre, la défense des Warriors en a fait les frais, avec 26 points du vingt-septième choix de la draft 2016, dont un surprenant 3/4 à trois points. Titulaire indiscutable pour coach Nurse (il n’a débuté qu’un seul match sur le banc cette saison), il remplit à merveille ses responsabilités en tant qu’ « energizer » de la franchise de l’Ontario : « Il joue avec beaucoup d’énergie en attaque et il fait en sorte que beaucoup de choses se produisent. » disait de lui son coach après avoir claqué 23 points à 6/7 face à la « défense » des Knicks.

5. Harrison Barnes – Dallas Mavericks (8-2)

20.6 pts à 45.4 %, 4.4 rbds, 1.2 passes & 0.8 int en 31.6 mins

Harrison Barnes est en feu en ce moment, et les Mavs proposent le meilleur bilan de la période qui nous intéresse à l’ouest (avec les Clippers et le Thunder). Sur les cinq derniers matchs, le champion NBA avec les Warriors pointes à 24 points de moyenne et reste sur deux sorties à 29 points face aux Lakers vendredi et 30 unités hier soir pour venir à bout de Clippers qui dominent leur conférence. Depuis le début de saison, le Tar Heel se régale de jouer avec Luka Doncic. Finisseur dans l’âme, il profite de la lecture de jeu du jeune slovène « Il donne de ces caviars ! Si tu es ouvert, boum le ballon est dans tes mains. Il a le flair, il voit le jeu ! Pouvoir faire ce genre de passes ça montre qu’il est très mature pour son âge. Il sort du pick and roll toujours en contrôle et en sachant ce qu’il va faire dans la foulée, c’est énorme pour quelqu’un de 19 ans. ».

4. Paul Millsap – Denver Nuggets (7-3)

14.1 pts à 54.3 %, 6.6 rbds, 2.5 passes, 2.1 ints & 1.1 ct en 27.1 mins

Voir Paul Millsap au pied du podium de cet article, c’est tout simplement pour mettre en avant les qualités de leader du Nugget. Lors de la victoire face aux Blazers vendredi il a démontré pourquoi Denver l’a signé lors de l’été 2017, « Il a attrapé les gars dans le regroupement et il a dit ‘Nous parlons d’être une équipe de playoffs mais si nous voulons être une équipe de playoffs c’est un match qu’il faut remporter. » déclarait Mike Malone après le match. Capable de planter 22 points à Portland, puis seulement 6 à Toronto quelques jours plus tard, le All-Star n’est définitivement plus le scoreur qu’il pouvait être par le passé. Toutefois, il est l’élément essentiel qui permet à Nikola Jokic, Garry Harris voire Jamal Murray de briller. Ah… et pour information, Denver est en tête de la conférence ouest !

3. Blake Griffin – Detroit Pistons (7-3)

23.8 pts à 7.8 rbds, 5.1 passes & 0.6 int en 35.4 mins

Quitter le soleil de la Californie pour le froid du Michigan a finalement été ce qui pouvait arriver de mieux au rookie de l’année 2011, « Je suis content qu’il y ait eu ce trade. […] Je suis content d’être ici. C’est le paradis. ». Parfois stérile dans son jeu, on commençait à voir une panoplie offensive intéressante dans le jeu de Griffin. C’est désormais Detroit et Dwane Casey qui en profitent « Je ne savais vraiment pas à quel point Griffin était bon jusqu’à ce que je le coach. Ses prises de décision sont excellentes. […] Je n’imaginais pas non plus que son QI basket était aussi haut. ». Avant la débâcle d’hier soir face au Thunder (83-110), les Pistons restaient sur cinq victoires consécutives, et pas des moindres, les Rockets et les Warriors ont plié face à cette version 2018-19 de Motown. « Lors des deux ou trois dernières années, je n’ai cessé d’entendre à quel point je suis mauvais. J’ai été blessé, j’ai connu des mauvais matchs, mais comme je l’ai dit, cet été j’ai pu bosser pour la première fois depuis trois étés et c’est énorme. […] J’ai vraiment pu passer du temps à bosser sur mon jeu, mon corps, et je crois dans le fait que le travail paie. »

2. Tobias Harris – Los Angeles Clippers (8-2)

23.2 pts à 54.2 %, 7.8 rbds, 2.7 passes & 0.5 int en 35.7 mins

Élu meilleur joueur du mois de novembre pour la conférence ouest hier, Tobias Harris continue d’être performant pour les Clippers ; qui se partagent la tête de leur conférence avec les Nuggets. Hier soir, dans un match compliqué à la Nouvelle Orléans, le natif de New York a porté son équipe avec 27 points à 62.5 % de réussite. Vraie menace longue distance cette saison (42.2 %), ce scoreur né prouve que le travaille paie : « Je fais beaucoup de répétitions. J’ai beaucoup travaillé là-dessus l’été dernier. Maintenant, je suis vraiment à l’aise pour les prendre. ». Pour la défense on demande encore à voir, mais peu importe, les Clippers sont l’une des surprises de ce début de saison, et le dix-neuvième choix de la draft 2011 en est l’un des raisons.

1. Giannis Antetokounmpo – Milwaukee Bucks (6-4)

29.6 pts à 62.3 %, 13 rbds, 6.6 passes, 1.7 int & 1.3 ct en 36.3 mins

Les Bucks n’ont peut-être pas le meilleur bilan actuel, mais les états de service de Giannis Antetokounmpo ne font pas débat. Doc Rivers, coach des Clippers, déclarait à propos du Buck « C’est le merdier pour défendre sur lui. Il joue dur. Il est comme Kevin Durant et LeBron James quand faut se préparer à jouer contre lui. […] Il n’utilise pas son shoot, il attaque le panier. Et avec sa taille, c’est compliqué. Le seul truc à faire, c’est essayer de construire un mur autour du panier. ». Pourtant, le Grec est toujours aussi humble et ne veut pas se mettre encore au niveau de ses deux aînés, il a encore du boulot à faire, et il va le faire : « Vous me connaissez, je ne vais pas dire que je ne suis pas un des meilleurs joueurs de la NBA ni que je suis meilleur que LeBron ou KD. Tout simplement parce que je veux avoir le sentiment d’avoir toujours quelqu’un à pourchasser, je veux avoir le sentiment de pouvoir m’améliorer. ». Le jeu mis en place par Mike Budenholzer est parfait pour mettre en avant les qualités de son All-Star, et si Milwaukee continue de gagner, le Greek Freak fera partie plus que jamais de la discussion pour le titre de MVP en fin de saison ; « Le problème, c’est que Mike Budenholzer a fait du très bon boulot en mettant des shooteurs dans les coins. Donc quand vous construisez votre mur, il leur donne la balle parce que c’est un super passeur également. On a essayé de le priver de ça et j’ai trouvé qu’on avait fait un super boulot mais à la fin du match j’ai vu ses stats et il nous avait fait très mal », Rivers.