Au Thunder Kenrich Williams se fait une réputation et confirme que son surnom n’est pas volé 

Rédigé le 22/09/2021
Julien Faure

Alors qu’il va rentrer dans sa 4ème saisons dans la ligue, Kenrich Williams, n’est pas le joueur le plus flashy de la ligue, ni dans une équipe qui gagne. Pourtant, celui qui est passé par les Pelicans et par la G-League lors de ses deux premières années, a su s’imposer au sein du Thunder cette saison. Non drafté en 2018 et arrivé avant le training camp l’été dernier, il s’épanouit au sein de la franchise de l’Oklahoma. Et il y fait même l’unanimité, sans doute le joueur le plus respecté du vestiaire. Tout cela, il le doit juste au fait d’être lui-même si on l’écoute.

 » Je pense que l’on bâtit cette réputation juste en étant soi-même. Si vous essayez d’être quelqu’un que vous n’êtes pas, alors je ne pense pas que les gens vont vous respecter autant que si vous êtes vous-même. Je pense que les gars et beaucoup de gens dans l’organisation vont vous respectez pour être vous-même.

Mais si Williams est aussi apprécié, c’est aussi parce que celui que l’on surnomme « Kenny Hustle » depuis son passage à TCU à la fac, est un mort de faim sur le terrain. Lui qui s’est toujours battu dans sa vie. Notamment lorsqu’avec son frère, ils devaient enchaîner les petits boulots pour payer les factures après que leur mère ait perdu son travail. Alors sur le terrain, pas question de lâcher quoi que ce soit. Ce que son coach a forcément relevé et souligne.

« Qu’il pleuve ou qu’il vente, vous savez qu’il va tout donner. Il a pris cette habitude en match et je pense que quand vous avez cette compétitivité, de bonnes choses arrivent. » Mark Daigneault, coach d’OKC

Alors qu’il a gagné son temps de jeu par le travail cette année, Williams qui s’est véritablement imposé comme un joueur important de la rotation en deuxième partie de saison, affiche des statistiques intéressantes pour quelqu’un qui joue à peine plus de 20 minutes par match, 8 points, 4,1 rebonds et 2,8 passes par match. Mais surtout, il shoote à 53% et 44% à longue distance ! Un tir qu’il a pris le temps de développer pour en faire une arme importante de son jeu.

 » C’est un processus sur deux ans. Mes deux premières années dans la ligue, j’essayais de trouver où j’étais le plus à l’aise sur le terrain pour shooter. Cette année, j’ai réglé ça. Je pense que ça m’a considérablement aidé concernant mon adresse à trois points cette année. » Kenrich Williams

Son intensité en fait l’un des leaders du Thunder en termes d’interceptions, de rebonds offensifs et même de fautes offensives provoquées.  Une énergie débordante qui ne l’empêche pas de punir à longue distance malgré toute la dépense énergétique. Mais pour lui, c’est aussi plus simple de se comporter comme cela sur le terrain lorsque l’on se sent bien dans sa franchise. Et si tout le monde apprécie Williams à OKC, il sait aussi leur rendre la pareille.

 » Je pense que les relations que j’ai construites ici sont celles d’une vie. Juste de rencontrer des gens authentiques, des coéquipiers authentiques – tout le monde pour être honnête- au sein de toute l’organisation. Ça m’a beaucoup aidé cette année. Je pense qu’avec une super organisation comme le Thunder, ça va continuer à aider les gars arrivent aussi. »

Via Thunder