Mike Malone : « Nous avons presque trop de profondeur de banc »

Mike Malone : « Nous avons presque trop de profondeur de banc »

Rédigé le 14/10/2019
WilhemLF

Très bien pourvu à tous les postes, les Denver Nuggets font partie des outsiders pour la victoire finale. Sauf que parfois, très bien pourvu devient trop bien pourvu et certains joueurs, mécontents de leur temps de jeu, peuvent miner l’ambiance du vestiaire.

« On pourrait presque dire que nous avons trop de profondeur de banc. Il y a beaucoup de gars pour qui ça va être compliqué de trouver des minutes cette année. » Mike Malone, le coach des Nuggets.

L’illustration parfaite ? La situation au poste 4.

« C’est impossible de faire jouer quatre petits ailiers dans le même match. » Mike Malone.

Conscient de ce problème, le coach n’a pas hésité à aborder ce sujet devant ses troupes, et la réponse a dû lui faire plaisir.

« Si tout le monde tient sa parole, et que l’on s’implique vraiment dans le fait d’être une équipe capable de gagner un titre, ça va le faire. Le mot que l’on a utilisé au début du training camp était sacrifice. C’est un peu paradoxal non ? Comment je me sacrifie à un instant T pour que ça me soit bénéfique dans le futur ? » Mike Malone.

« Sacrifice, c’est le mot le plus important dans notre vestiaire. Nous sommes tellement profonds qu’il faut savoir et accepter de temps en temps que ça ne sera pas notre nuit. » Monte Morris.

« On doit être impliqué toute l’année. On ne peut pas juste se pointer en playoffs et appuyer sur l’interrupteur. Il faut s’habituer à jouer avec les autres et pour les autres, se sacrifier non pas seulement en playoffs, mais toute la saison. Si on peut aider un autre gars à l’entraînement, il ne faut pas hésiter. Toutes ces petites choses s’ajoutent. » Mason Plumlee.

De jolis mots, mais entre Jerami Grant, Juancho Hernangomez, Mason Plumlee et Paul Millsap, ça en fait du monde en contract year, et donc probablement déterminés à réussir une grosse saison pour pouvoir négocier un chèque tout aussi gros cet été. Et pour éviter que les objectifs individuels ne prennent le dessus sur ceux collectifs, la franchise des Rocheuses peut aussi se baser sur une culture mise en place il y a des années.

« Je crois que le message de Tim Connelly (le General Manager) à nos joueurs était très bon. Quand vous regardez chaque année les joueurs avec les mêmes statistiques, ceux qui sont dans les équipes qui gagnent, qui ont développé une culture de la victoire, vont être payés très cher. Donc il faut se sacrifier pour l’équipe. Il y a eu de très bons exemples lors des années passées. Nous avons été une équipe profonde, et c’est encore plus le cas cette année. Les gars doivent être prêts, ils savent très bien qu’il peut se passer beaucoup de choses pendant la saison. Des blessures par exemple, c’est arrivé l’année dernière avec Juancho, Torrey et Malik Beasley qui ont passé un palier quand d’autres joueurs étaient sur la touche. » Mike Malone.

Via The Athletic.