LeBron James témoin dans un procès lié à NBA 2K

Rédigé le 25/08/2018
ClemFiz

Début 2016, la société Solid Oak Sketches, qui gère les droits de reproduction de plusieurs artistes tatoueurs, attaquait en justice les éditeurs d’NBA 2K que sont 2K Games, Take-Two Interactive et Visual Concepts. Ces derniers sont ainsi accusés d’avoir reproduit sans autorisation certains tatouages de stars NBA présentes dans le jeu.

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Un peu plus de deux ans plus tard, LeBron James a officiellement apporté son témoignage dans l’affaire. Dans une déclaration longue de 4 pages (voir ci-dessous), il explique notamment que ce sont 4 de ses tatouages, tous réalisés à Akron (Ohio), qui posent problème.

« Mes tatouages font je pense partie de mon corps et de mon apparence, et j’ai le droit qu’ils soient visibles lorsque des gens ou des entreprises me représentent. J’ai toujours pensé que j’avais le droit de le faire pour différents produits, des apparitions télé et d’autres types de travaux créatifs, comme les jeux vidéos. » LeBron James via Hollywood Reporter

L’un deux représente le visage bébé d’un de ses enfants (il était venu avec une photo), l’autre une tête de lion (il était venu avec un dessin), le troisième des colombes incorporées à un autre tatouage et enfin le nombre « 330 », correspondant au code postal de sa ville natale.

« En 15 ans de carrière, c’est la première fois que quiconque me suggère que je ne peux pas me montrer sans la permission des tatoueurs qui ont fait mes tatouages. Aucun tatoueur ne m’a jamais dit que j’avais besoin de sa permission pour montrer mes tatouages, même quand il était clair que j’étais un basketteur public.

Chacun de mes tatouages a été créé pour mettre en avant une partie de ma vie et des choses qui sont importantes à mes yeux. Mes tatouages font partie de mon personnage et de mon identité. Si je n’étais pas montré avec mes tatouages, alors ce serait pas vraiment une représentation de moi. » LeBron James

Toujours est-il que et comme l’indique numerama.com, en plus de devoir acquérir des licences pour utiliser les noms des joueurs ou des équipes, des droits pour reproduire leur apparence physique (soumise à un droit à l’image), les éditeurs de jeux vidéos devront peut-être bientôt payer des droits pour reproduire les tatouages des joueurs.