[Interview] Clint Capela : « On le sait qu’il n’y a pas que l’attaque »

[Interview] Clint Capela : « On le sait qu’il n’y a pas que l’attaque »

Rédigé le 14/12/2019
Mael de Fromont

Aux Houston Rockets en ce début de saison on parle énormément d’un homme James Harden, ou encore de l’association avec Russell Westbrook, et beaucoup moins d’un autre homme en forme : Clint Capela. Malgré quelques pépins de santé, il réalise un très bon début de saison avec 13.9 points à 64.7%, 14.5 rebonds et 1.9 contre. Nous avons pu nous entretenir avec lui du côté de Houston et Orlando

Tu as eu un début de saison compliqué avec quelques pépins physiques qui t’ont fait rater quelques matchs. Comment est-ce que tu te sens maintenant?

« Ca va je suis toujours un peu malade, mais au niveau du corps tout va bien j’ai bien récupéré, je me sens bien. »

Tu es très dominant cette saison notamment au rebond. (PS : intervention de Capela « Non pas trop » puis rires). Est-ce que tu as réalisé un travail personnel qui t’a permis cette progression ?

Le rebond c’est surtout physique et mental. Je sais qu’en attaque j’étais sur les alley-oops. Et voilà je veux montrer d’autres choses, pas que je suis seulement une cible en attaque à qui on peut jeter la balle en l’air. Je veux aussi montrer que je peux défendre, contrer, prendre des rebonds. Et je pense que c’est important de montrer que l’on peut s’améliorer dans ces différents aspects du jeu.

Est-ce que tu as reçu des ordres différents de la part du coaching staff à ce sujet précis?

C’est surtout le temps de jeu qui n’était pas clair au début de saison. Le fait d’avoir eu plus de temps de jeu m’a beaucoup aidé, ça m’a permis de me mettre en avant beaucoup plus. Et c’est vraiment ça qui m’a aidé plus qu’autre chose.

En parlant de cet aspect offensif, aujourd’hui tu restes une menace au milieu de la raquette notamment avec les nombreux systèmes de prises à deux mis en place par les équipes adverses pour contrer James Harden. Les coaches et les joueurs désormais s’adaptent également à ta présence dans la raquette en attaque, notamment le Magic ce soir. Est-ce que pour toi c’est gratifiant de voir que tu es une menace désormais ?

Ouais bien sûr. Ce soir on a mis beaucoup de 3 points. PJ, James ont été très efficaces ce soir. Je vois la différence maintenant, à chaque fois les guards ils hésitent et au final ils viennent sur moi et ça permet ensuite de laisser des tirs ouverts et généralement avec PJ dans le corner ça fait mal.

Comment vis-tu le fait de jouer avec un gars comme James Harden ?

Je n’ai pas grand-chose à dire sur ça. Quand je suis en contre-attaque, je regarde au-dessus de mon épaule s’il a besoin d’un écran, mais généralement il a seulement besoin d’un step-back ou deux (rires). Donc c’est assez incroyable à voir, vraiment mais on le sait qu’il n’y a pas que l’attaque. L’attaque c’est bien c’est très spectaculaire bien sûr pour les gens qui viennent voir le match, pour les fans. Mais on veut être une vraie équipe, et ça passe par la défense.

En parlant de cette équipe, qu’est-ce qu’il te ferait dire que vous êtes de meilleurs contenders cette saison que la saison passée ?

C’est trop tôt pour l’instant, je ne peux rien te dire. On est encore en train de se construire, de s’améliorer et de voir dans quels aspects du jeu on peut vraiment progresser.

Jouer avec Thabo Sefolosha ton compatriote, ça représente un motif de satisfaction pour toi ?

Ouais bien sûr, on échange beaucoup. C’est la première fois que je côtoie vraiment et ça me fait vraiment plaisir.

Dernière question axée un peu plus sur la France. Tu es passé par Chalon, quelles sont les réelles différences sur le jeu qu’on peut observer entre la France et la NBA?

En NBA c’est beaucoup plus athlétique, tout va beaucoup plus vite. Talentueusement c’est un autre niveau. Parfois en NBA, l’arbitrage est différent et les fautes peuvent être souvent frustrantes. Sur l’aspect athlétique, mais aussi technique, la NBA c’est très loin et très évolué si on compare au niveau en France.

Propos recueillis par Mel De Fromont à Houston et Jean Bideau à Orlando