[Interview] Kemba Walker : « Tony Parker ? C’était incroyable »

[Interview] Kemba Walker : « Tony Parker ? C’était incroyable »

Rédigé le 10/11/2019
Antoine Bancharel

Dans le vestiaire visiteur des Spurs, hier soir, nous sommes allés voir le meneur des Celtics pour échanger sur la saison qu’il a passé avec Tony Parker aux Hornets, la dernière du Français en NBA. Un hommage d’exception, à la hauteur de celui que notre TP national recevra demain à San Antonio.

Kemba, que représente pour toi la saison passée avec Tony ?

(Il prend un moment pour apprécier le souvenir, sourire en coin et yeux de gamin à Noël, avant de répondre) C’était incroyable. Tony est un grand ami pour moi. Je suis béni d’avoir eu l’opportunité de passer une saison à ses côtés. J’ai appris tellement en jouant avec lui, même en une seule saison. C’est un gars que j’admire. C’était un modèle pour moi en tant que meneur, depuis un très long moment. La cérémonie qu’il va recevoir est un honneur plus que mérité. J’ai eu la chance de voir l’hommage qu’ils lui avaient rendu ici, pour son seul passage à San Antonio. C’était déjà une soirée très spéciale pour lui. Et j’étais très excité d’avoir pu vivre ce moment.

Quels mots te viennent quand tu entends son nom ?

(Calmement) Champion… Champion. C’est vraiment la première chose qui me vient. Il a gagné tous ces titres à San Antonio. Et avec la manière ! Il l’a fait avec classe, une éthique de travail, du sacrifice… c’est quelqu’un de très spécial. A travers sa carrière, il a fait des actions absolument incroyables, il a marqué des paniers hyper importants. Encore une fois, je suis juste béni d’avoir joué à ses côtés.

On t’avait demandé en début de saison l’an dernier ce qu’il pouvait t’apporter… Sens-tu que cela t’a vraiment aidé aujourd’hui ?

(Il hoche de la tête en faisant de grands yeux) Il m’a apporté énormément ! Comment gérer l’équipe et comment gérer un match, de A à Z. Quand mettre un coup d’accélérateur toi-même, quand trouver le coéquipier qui a la main chaude… Tellement de choses ! (Il secoue de la tête) Il m’a permis de regarder le jeu d’une manière tellement différente. Surtout en tant que meneur. Tu peux imaginer ce que cela représente. (Grande inspiration) Un coéquipier à part.

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à San Antonio.