Evan Fournier : « Je n’ai pas nécessairement une envie particulière d’être capitaine »

Rédigé le 05/08/2022
Christophe Brouet

Edit : Finalement Evan Fournier a été nommé capitaine, et Rudy Gobert sera lui le vice-capitaine de l’équipe.

9h30 : Malgré les forfaits et les absences, l’équipe de France fera partie des favoris lors de l’Eurobasket et ne cache pas ses ambitions. Tout autre résultat que le titre sera une déception.

«C’est clair, c’est de gagner, » a confié Evan Fournier sur l’objectif. « Maintenant, avec l’équipe de France, on a des objectifs très élevés. On a hérité d’une bonne équipe de France des anciens, avec des résultats qui étaient déjà très bons. On essaie de perpétuer cela et de faire monter l’équipe de France vers le plus haut niveau mondial et européen.»

En l’absence de Nicolas Batum, Nando De Colo et peut-être Andrew Albicy, ça va manquer d’anciens, et on ne sait pas encore qui sera le capitaine. Rudy Gobert et Evan Fournier semblent être les leaders naturels, mais Evan n’est pas forcément chaud pour être officiellement capitaine.

«Je ne sais pas qui ce sera… Je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance à cela, » a confié Evan en conférence de presse. « Quand tu es capitaine, tu as forcément des responsabilités, mais ce n’est pas quelque chose que je revendique, je n’ai pas nécessairement une envie particulière d’être capitaine. De toute façon, le leadership, ça se fait naturellement sur le terrain. Ce sera la décision des coaches et ce sera respecté, c’est tout. (…) Porte-parole des Bleus ? Non, je suis un leader de l’équipe, très clairement, j’ai un certain poids par rapport à cela, que je suis l’un des plus capés, l’un de ceux qui a le plus d’expérience. Mais ça s’arrête là. C’est juste une histoire de personnalité, d’expérience.»

S’il ne veut pas forcément être le capitaine, il est conscient qu’il a désormais un rôle qui dépasse le cadre de simple joueur de l’équipe de France. On l’a vu dans ses nombreuses prises de position, que ce soit pour répondre à Jean-Michel Blanquer sur la place du sport à l’école ou concernant l’organisation du premier tour des JO 2024 à Paris.

 «Oui, depuis deux ans ma vision des choses a évolué. Au début, j’étais un jeune joueur qui essayait de gagner sa place, de se faire un nom, de gagner… Ça reste toujours le cas, mais plus tu vieillis, plus tu ressens l’envie et la détermination de faire avancer ton sport dans ton pays et plus globalement le sport en général en France. Je trouve qu’il y a beaucoup à faire, inspirer les jeunes, pour qu’il y ait une tradition qui continue en France. On a eu beaucoup de bons joueurs dans le passé. Je pense à Boris (Diaw), qui est toujours là. Il y a une certaine forme de continuité. C’est important pour nous de passer la main aux jeunes, de leur montrer comment ça se passe, de montrer de très belles valeurs. Aux JO, c’était vraiment ce qui était frappant dans notre équipe. On va essayer de faire avancer encore plus les choses dans le futur.»

Via Le Figaro