D’Angelo Russell : « Il faut beaucoup de chance pour arriver là ou je suis »

D’Angelo Russell : « Il faut beaucoup de chance pour arriver là ou je suis »

Rédigé le 09/10/2019
WilhemLF

Après deux premières saisons compliquées aux Lakers, D’Angelo Russell, le deuxième choix de la draft 2015, a été envoyé aux Nets par Magic Johnson. Sa première saison sous le maillot noir a elle aussi été un peu en deçà des attentes (15,5 points et 5,2 passes par match, mais gêné par les blessures) mais il a fini par exploser la saison dernière, avec 21,1 points et 7 passes par rencontre. De quoi décrocher un gros contrat (117 millions sur quatre ans) et se retrouver titulaire aux Warriors. Rien que ça. Mais maintenant que le jeune homme a assuré son avenir, on est en droit de se demander s’il aura toujours la même gnaque sur le terrain. Ça ne serait pas le premier joueur à subir le syndrome contract year, c’est-à-dire se donner à fond une saison pour s’assurer un beau pactole et se reposer sur ses lauriers ensuite. Mais le meneur assure que ça n’arrivera pas, pour une raison bien précise.

« Savoir d’où je viens me motive. Peu de gens s’en sortent de cet endroit. » D’Angelo Russell.

L’endroit dont parle l’ancien Laker, c’est l’ouest de Louisville, la ville avec le plus haut taux de crimes violents dans le Kentucky (trois fois plus élevé que dans le reste de l’état). Heureusement pour lui, sa famille a su le garder à l’écart des problèmes et il est parti en Floride à 15 ans pour aller au lycée de Montverde. C’est là-bas que Russell a compris qu’il pourrait un joueur jouer en NBA. Il est devenu le meneur star du lycée et a reçu des douzaines de propositions de bourse de la part de différentes universités, et a choisi d’accepter celle d’Ohio State. Il est arrivé là-bas avec une idée en tête, mais pas celle que l’on pourrait croire.

« Quand je suis arrivé là-bas, le but était de rester pour trois ou quatre ans. Le programme était prévu comme ça. J’avais cette mentalité de rester là pour un moment, de me mettre à l’aise. Et tout d’un coup, j’ai relevé la tête et le succès était juste là. » D’Angelo Russell.

Ses 19,3 points et 5 passes décisives par match ont en effet fait du jeune homme le leader d’Ohio State et l’une des coqueluches des scouts NBA. Il s’est donc déclaré à la draft et y a été sélectionné en deuxième position par les Lakers. Malheureusement pour lui, son début de carrière a été plus mis en lumière par des problèmes extrasportifs que par des exploits sur le terrain. Les Warriors ont misé sur lui (à voir si ce sera sur le long terme), l’occasion pour le joueur de montrer qu’il a véritablement changé.

« J’ai cette plateforme qui va me permettre de montrer à quel point j’ai travaillé pour arriver ici, la route que j’ai empruntée et ce que j’ai fait pour y rester. Quand je rentre chez moi (à Louisville ndlr), j’essaie de transmettre cette étincelle aux autres joueurs. De voir les questions qu’ils me posent, comme si j’avais 30 ans alors que j’en ai 20 est très cool. C’est ma motivation. » D’Angelo Russell.

Au final, pour lui la réussite de son parcours ne se résume qu’à une seule chose.

« Beaucoup, beaucoup de chance. Il faut être bon endroit au bon moment et avoir beaucoup de chance pour arriver jusqu’ici. » D’Angelo Russell.

Via NBC Sports.

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