Isaiah Hartenstein a bien retenu les leçons de Nikola Jokic et de son père

Rédigé le 17/10/2021
Christophe Brouet

Aux Clippers, dès le début du training camp, la lutte était annoncée entre Harry Giles et Isaiah Hartenstein pour obtenir le dernier spot de l’effectif. Deux bigs aux profils différents et alors qu’on pensait que la qualité de passe d’Harry Giles pourrait lui permettre de gagner sa place, c’est finalement ce domaine du jeu chez Hartenstein qui a convaincu les Clippers de lui donner ce spot.

« Il a fait du bon boulot, il a bien joué, il est arrivé et s’est intégré de suite avec son passage et sa capacité à obtenir à ses coéquipiers des shoots et à les trouver pour des layups sur des backdoors. » Tyronn Lue

Cette qualité de passe, qu’il n’avait pas pu trop montrer en NBA jusque là, lui vient de son père, qui lorsqu’il était jeune et le coachait, lui interdisait carrément de scorer.

« Je détestais ça ! » S’exclame Isaiah Hartenstein. « Je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça. Je me demandais pourquoi je n’étais pas autorisé à scorer. Mais quand je regarde en arrière désormais, c’est pour avoir ce sens de la passe, et j’aime passer. »

Ses coéquipiers s’en sont rendu compte bien avant le training camp, dès les pickup games organisés lors de l’été. Il avait visiblement une longueur d’avance avant même le début du camp.

« Paul George m’a appelé pour louer son passing, puis Luke Kennard m’a aussi appelé pour me parler du fait qu’il pouvait passer. » Tyronn Lue

Leurs retours ont été confirmés par les vidéos que Dahntay Jones (en charge du développement des joueurs) et le coordinateur vidéo Daniel Fitzpatrick ont transmis à Lue durant l’intersaison. Il faut dire qu’il a pu développer son sens de la passe au contact de Nikola Jokic, lui qui a passé une partie de la saison dernière à Denver.

« Je pense qu’avant, je regardais beaucoup les attaquants, mais il m’a dit de regarder bien plus où la défense regardait. Je pense que c’est pour ça que certaines passes en backdoor donnent l’impression que le gars n’est pas ouvert, mais je regarde vraiment la défense, et si le défenseur ne me regarde pas, il n’a aucune chance d’avoir le ballon, parce que vous ne pouvez pas voir le ballon arriver. Je pense donc que ce genre de choses m’a beaucoup aidé. »

Lors de l’intersaison Hartenstein avait parié sur lui en déclinant sa player option, en quête d’une meilleure équipe. Pari payant donc puisqu’il jouera chez un des prétendants, et il pourrait y avoir un rôle non négligeable.

« Je pense que je suis un bon pivot en NBA. » Hartenstein

Via LA Times