Eric Bledsoe, un vétéran en pleine intégration pour son retour à Los Angeles

Rédigé le 14/10/2021
Julien Faure

Echangé par les Pelicans aux Grizzlies au cours de l’été, Eric Bledsoe a de nouveau été tradé quasiment dans la foulée du côté des Los Angeles Clippers, là où il a joué ses quatre premières saisons NBA et où on l’appelait mini-LeBron. Un retour aux sources, au sein d’une équipe qui visera encore une fois le titre cette année. Après avoir atteint pour la première fois de leur existence les demi-finales de conférence, les Clippers récupèrent un meneur d’expérience et capable d’imposer sa patte sur un match au besoin. Tyronn Lue, le coach des Clips, sait quel type de joueur il tient dorénavant dans son roster. Un joueur qui ne fera pas de vagues, mais pourtant capable d’électriser le jeu une fois sur le terrain, un energizer hyper agressif vers le cercle si besoin. Et ces qualités-là, Lue compte bien les exploiter.

« C’est juste un gars qui parle naturellement peu, mais il joue dur, il est compétitif chaque soir et nous avons besoin de lui pour être agressif. Je vais être derrière lui pour qu’il reste agressif et qu’il attaque (le panier). » Tyronn Lue

Après 12 saisons dans la ligue, Bledsoe arrive dans une nouvelle équipe qui a déjà un système et une façon de jouer mis en place. Alors avec toute son expérience, il va lui falloir trouver, par lui même parfois, un moyen de se fondre dans la masse et de s’intégrer dans la rotation pour apporter le maximum de ses capacités. Et pour cela, il pourra compter sur ses nouveaux coéquipiers.

« La plus grosse transition pour moi, c’est comme à chaque fois que tu arrives dans une nouvelle équipe, il faut essayer de s’intégrer, de trouver où est ma place. Je pense qu’ils font un super job pour m’accueillir à bras ouverts et d’une certaine façon, me laisser jouer mon jeu de temps en temps. » Eric Bledsoe

Alors Bledsoe accepte le défi et l’apprécie à sa juste valeur. Pour ce qu’il représente et ce à quoi il sera confronté.

« C’est un challenge parce que quand vous arrivez dans une nouvelle équipe, vous ne voulez pas essayer d’en faire trop. Mais vous voulez toujours jouer votre jeu dans le même temps. Donc c’est un défi. Il faut définitivement réussir à trouver sa place et faire ce que je fais de mieux. Et en défense, essayer d’aider tout le monde. » Eric Bledsoe

Alors qu’il a depuis joué pour 3 franchises différentes à Phoenix, Milwaukee et New Orleans- il n’a pas joué avec Memphis – il retourne dans une organisation qu’il connaît bien et où il pourrait retrouver certaines habitudes. Mais en fait, c’est plutôt l’inverse, il connaît la plupart de ses coéquipiers, mais c’est au basket mis en place qu’il devra s’adapter.

« Je n’ai pas non plus l’impression d’être dans une toute nouvelle équipe parce qu’évidemment, je suis dans la ligue depuis 12 ans et je connais tous les joueurs simplement à force des affronter. Donc il y a beaucoup de respect sur cet aspect de l’intégration. Mais concernant le fait d’arriver ici, de connaître les systèmes, de savoir comment T Lue veut jouer, un nouveau staff et tout ce qui va avec, de ce point de vue là et sur cet aspect, c’est nouveau pour moi. » Eric Bledsoe

S’il ne s’est pas montré très adroit lors des quatre matchs de présaison qu’il a disputés avec 31,3% au shoot, pour 4 points par match, il a revanche montré qu’il était toujours ce joueur complet, captant 6 rebonds et donnant 3,8 passes par match. Il porte d’ailleurs un regard assez lucide sur ses performances.

« J’aurais probablement pu un peu mieux tirer. Mais ça vient avec le fait de jouer. Je ne peux pas trop penser à ça. Mais je pense que j’ai fait un super travail pour accélérer le rythme, pour impliquer les joueurs, pour jouer mon rôle. »

Après une fin de parcours quelque peu compliquée du côté de Milwaukee, champion après son départ, et une expérience sans avenir à New Orleans, Eric Bledsoe repart aux Clippers dans un rôle qu’il n’a peut-être pas connu depuis ses premières années aux Clippers. A lui maintenant de s’y imposer, et de montrer qu’il peut encore en faire plus que cela.

Via Los Angeles Times