Robert Parish : « Jaylen Brown et Jayson Tatum n’ont pas la faculté de rendre leurs coéquipiers meilleurs »

Rédigé le 21/01/2022
Guillaume GRACIANO

Cette saison, ne le cachons pas, les Celtics ne sont pas au niveau auquel ils étaient attendus. Quoi qu’il en soit, l’équipe fait parler en ce moment, et pas forcément dans le bon sens. La situation est complexe : Jaylen Brown et Jayson Tatum malgré tout leur talent, sont-ils incompatibles ou alors sont-ils trop mal entourés ? On parle beaucoup de l’absence d’un véritable meneur de jeu à leurs côtés et c’est vrai que ça a du sens. Utiliser Marcus Smart comme rampe de lancement ne paraît pas représenter la bonne solution. Ni lui ni Dennis Schröder n’est un véritable organisateur, et dans ces conditions, on peut comprendre que les stars aient du mal à recevoir de bons ballons dans les bons spots. Ces derniers doivent alors beaucoup créer alors qu’à la base, ce n’est pas forcément leur rôle et leur force. Robert Parish, ancienne légende des Celtics, rejoint plus ou moins cette analyse.

“Brown et Tatum n’ont pas la faculté de rendre leurs coéquipiers meilleurs. Je pense que l’une des raisons pour lesquelles nous avons eu tant de succès dans les années 80, c’est parce que Larry Bird lui, pouvait faire en sorte de rendre meilleurs les joueurs autour de lui.” Robert Parish

Maintenant, même si l’on a l’impression que le Chief tire à boulets rouges sur Brown et Tatum, ce n’est pas le cas. Il constate juste qu’actuellement, au vu des qualités de chacun, l’équipe n’est pas forcément construite de la bonne façon. Si le collectif manque d’organisation, l’effectif manque également de joueurs capables d’épauler le duo au scoring.

“Ils n’ont que deux vrais scoreurs et si l’un des deux est en galère, les Celtics n’ont aucune chance de gagner. Pour que Boston gagne des matchs, les deux doivent afficher un niveau spectaculaire, et ils doivent le faire tous les soirs. C’est impossible, ces Celtics n’ont pas assez d’options au scoring.” Robert Parish

Du playmaking, du scoring, peut-être même un rim protector élite (que Robert Williams III peine à devenir), les manques sont nombreux, et sur le terrain ça se voit : parfois l’équipe semble bancale. Parish continue, insistant sur le fait que personne à Boston n’est capable de focaliser suffisamment l’attention des coachs adverses ou des arbitres pour permettre aux autres de jouer plus libérés.

“La façon dont Larry gérait les choses en créant tout ce chaos rendait les choses bien plus faciles pour Kevin McHale et moi-même. Je pense que les Celtics ont besoin de ça. Ils ont besoin de quelqu’un qui commande et impose le respect et l’attention des arbitres.” Robert Parish

En gros, pour l’ancien pivot, il manque un joueur all-time à ces Celtics, un Larry Bird, ok… Sauf que des Larry Bird, dans l’histoire, il n’y en a qu’un. Attirer un joueur top 10 all-time n’est pas quelque chose de simple et peut-être qu’avant de chercher à faire ça, les C’s feraient mieux de se concentrer sur d’autres détails. Quoi qu’il en soit, la deadline pourrait être animée du côté du Massachusetts.

Via MassLive